Recherche

Minute recherche :
La recherche en polymère et son application au textile

Aurélie Cayla

Enseignante chercheuse à l’ENSAIT, Aurélie Cayla est spécialisée dans le domaine des polymères appliqués au textile. Ses thématiques de recherche portent notamment sur le procédé de filage en voie fondu, la fonctionnalisation en masse des textiles, la caractérisation des polymères et les nanomatériaux.

Zoom sur 2 projets de recherche

Le projet Duratex

Duratex est un projet de recherche visant à développer de nouveaux textiles fonctionnels pour le bâtiment et la construction. En effet, l’objectif est de pouvoir développer un tissu à la fois oléofuge et hydrofuge tout en ayant des propriétés antimicrobiennes, et ce en respectant l’environnement. C’est pourquoi les tissus issus du projet Duratex ne feront pas usage des fluorocarbones C8 ni de composés en argent malgré leurs propriétés bactéricides. En revanche, pour ces propriétés antibactériennes, le projet Duratex privilégiera plutôt des additifs naturels tels que la lignine (constituant du bois, et déchet de l’industrie papetière) qui possède également de façon naturelle des propriétés antimicrobiennes, ou bien d’autres molécules naturelles à base d’algues, de tanins, etc. Duratex est par ailleurs un programme européen Interreg, financé par l’Union Européenne.

Additifs naturels antibactériens incorporés dans les polymères pour développer de nouvelles fibres dans le projet Duratex
Tricotage de filaments issus du projet Duratex
Logo du projet européen Duratex
Vue d’un microscope électronique à balayage d’un filament à base de mélange de polymères

Le projet Mat(t)isse

Mat(t)isse (Matrices Textiles Tridimensionnelles synthétiques pour autogreffes de Tissu adipeux dédiées à la reconstitution tissulaire) est un projet de recherche Interreg qui vise à développer des prothèses aidant à la reconstruction tissulaire. En effet, la prothèse doit pouvoir aider à la reconstruction du corps (suite à une opération chirurgicale) et être bio-résorbable (qui se dégrade naturellement lorsque installée dans le corps) pour ne pas avoir à effectuer une nouvelle opération chirurgicale pour enlever la prothèse. Celle-ci prend notamment forme en une prothèse mammaire qui doit durer, selon les polymères utilisés, de 4 à 6 mois. Pour respecter ce cahier des charges, la prothèse est constituée d’une structure textile, appelée socle, ainsi qu’une coque imprimée en 3D. Ces derniers sont de plus formés de matériaux synthétiques et bio-résorbables. Les cellules adipeuses pourront ainsi s’y multiplier de façon ordonnées et pourront permettre la revascularisation de la zone tissulaire. Finalement, ce projet permettra à termes à la patiente opérée de retrouver sa propre morphologie mammaire grâce au développement ordonnée de ses propres cellules.

Tricot des fils de la prothèse
Logo du projet Mat(t)isse

D’autres projets de recherche, pris en charge par Aurélie Cayla, visent également à apporter des propriétés fonctionnelles aux textiles. On peut citer par exemple : l’apport de conductivité électrique aux fibres textiles pour des applications de tissus chauffants et barrières électromagnétiques, mais aussi le développement de fils biosourcés pour des applications de textile durable : comme l’utilisation de polymères biosourcés et/ou biodégradables ou des additifs biosourcés anti-feu, antibactérien, etc.

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email