témoignage

Elève-ingénieur et entrepreneur : c'est possible !
Lumière sur Cécilia et son projet Rueda

Cécilia est étudiante en 3ème année de formation d’ingénieur textile à l’ENSAIT. Alors qu’elle n’a même pas encore le diplôme en poche, la jeune femme a un projet d’entreprise bien précis en tête et met tout en oeuvre pour le concrétiser. 

Son projet de sous-vêtements recyclés, Rueda, a récemment été récompensé du Prix “Coup de coeur” par l’Association Enactus* qui accompagne les étudiants dans la création d’entreprise. C’est l’occasion pour la future ingénieure de nous présenter son aventure entrepreneuriale.

Cécilia, parles-nous de ton parcours avant ton entrée à l’ENSAIT. 

Je suis originaire de Dijon en Bourgogne, une ville que j’ai quittée après mon Bac scientifique en section internationale britannique. Ensuite, je suis partie à Strasbourg faire une Prépa PC (Physique-Chimie). Pendant ces deux années, mon objectif a toujours été d’intégrer l’ENSAIT.
C’est ma passion pour la danse qui m’a poussée à partir à Strasbourg où j’ai pu apprendre de professeurs de Jazz et de Swing de renommée internationale. Cela m’a aidé à décompresser pendant cette période très intense. A l’ENSAIT, c’est sans hésitation que j’ai choisi la filière IMS (Ingénierie Mode & Services) car j’ai toujours voulu travailler dans l’habillement. En 3e année, je me suis spécialisée en Supply Chain et en Commerce Connecté. Ces deux majeures m’ont permis de mieux appréhender toute la logistique de l’industrie textile et l’aspect digital de la commercialisation de l’habillement.

Parles-nous de ton projet entrepreneurial, Rueda.

Rueda serait, dans un premier temps, une marque de sous-vêtements féminins faits à partir de fibres recyclées en France ou en Europe dans le but de participer à la réduction des impacts environnementaux engendrés par l’industrie textile.
L’objectif de Rueda est aussi sociétal. J’ai longtemps hésité entre proposer des vêtements ou des sous-vêtements. Comme il existe déà des alternatives pour consommer ses vêtements de façon plus responsable, j’ai choisi de m’orienter vers la lingerie. Rueda est aussi un moyen de promouvoir la différence des corps et des couleurs de peaux, de faire évoluer les codes de beauté, de montrer la beauté et la force de toutes les femmes malgré les épreuves et le quotidien de la vie. Ce sont des valeurs qui me tiennent à cœur.
Je souhaite que ces produits soient réalisés dans des conditions respectueuses des travailleurs en favorisant la relocalisation de l’industrie textile.

A ce jour, Rueda a remporté le Prix Coup de Coeur de l’association Enactus lors du week-end Eclosion dédié à la réalisation d’un premier prototype. Les deux subventions qui m’ont été attribuées par la MEL et la région Hauts-de-France me permettront de commencer à travailler sur l’identité visuelle de Rueda

Prototype de Newsletter pour communiquer sur le projet : le procédé de recyclage et son intérêt.

Cécilia nous présente son projet en vidéo 

Quand et pourquoi t’es-tu engagé dans l’aventure Enactus ?

Il y a un peu plus d’un an, Madame Debisschop (Reponsable de la vie étudiante à l’ENSAIT) m’a parlé d’Enactus et de l’aide que cette association pouvait m’apporter dans le développement de ce projet entrepreneurial. Cependant, avec l’organisation de mon semestre international en Afrique du Sud et l’épidémie de Covid-19, je travaille concrètement sur le projet depuis 6 mois (septembre 2020). Je progresse notamment grâce à l’aide sans faille de Maëlle, ma chargée d’accompagnement au sein d’Enactus.
Au début, je ne connaissais pas bien Enactus et sa portée. Avec le temps, j’ai découvert toutes les actions et les personnes impliquées dans des projets de développement durable à tous les niveaux. Je profite au maximum de l’aide apportée par l’association et des rencontres que cela occasionne : c’est un réel tremplin et vrai soutien, surtout quand on porte un projet seule! 

Enactus m’a vraiment guidée car je ne savais pas du tout par quoi commencer ou à qui m’adresser. Parler avec des gens dans la même situation que moi ou à stade plus avancé m’a permis de faire mûrir mon projet et de gagner en confiance. Évoluer parmi des gens avec de fortes valeurs environnementales et sociales m’a aussi permis de mieux savoir vers quoi m’orienter pour mon PFE (Projet de fin d’études). Je suis donc très contente d’avoir trouvé un stage dans une start-up qui accompagne des marques d’habillement à développer leurs projets d’éco-conception et de RSE.

Comment parviens-tu à associer la vie d’entrepreneur et la vie d’étudiante ?

Ce n’est pas tous les jours facile!  Entre l’ENSAIT, le double cursus en filière création d’entreprise à Centrale Lille, les cours à la Durban University of Technology (Afrique du Sud) que je suis en ligne, Enactus et les cours de danse que je donne une fois par semaine, le temps file à toute vitesse.
Avec une bonne organisation et beaucoup de motivation, on peut tout faire! Pour être honnête, il y a des hauts et des bas, mais c’est ça l’entrepreneuriat. La fierté d’atteindre ses objectifs fait oublier les sacrifices et le stress. De plus, j’ai toujours eu un emploi du temps chargé avec de nombreuses activités extra-scolaires, j’ai appris tôt à être efficace.

Tu seras diplômée en fin d’année. Quelles sont tes ambitions professionnelles désormais ? Quelle est la suite du projet Rueda ?

J’hésite encore entre me consacrer totalement à Rueda le plus tôt possible ou attendre quelques années pour gagner en expérience en entreprise. Je pense que cela dépendra des opportunités et du déroulé de mon PFE (Projet de fin d’études).
Mais c’est vrai que l’envie d’entreprendre est très présente. Cela semble être le bon moment car l’industrie textile est en pleine transition à tous les niveaux. D’un autre côté, le moment est mal choisi à cause de la pandémie de Covid-19… beaucoup de paramètres sont à prendre en compte!

Nous apportons tout notre soutien à Cécilia dans la concrétisation de son projet
et vous tiendrons au courant de ses actualités !

*Enactus est une communauté internationale qui aide les étudiants à monter des projets à dimension sociale.
L'objectif est de développer l'esprit d'entreprise des étudiants, leurs compétences, et faire bouger le monde.

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